29 mai 2023



Entre la saga Star Wars et le merchandising, c’est une vieille histoire d’amour valant des milliards de dollars. Mais il y a aussi de nombreuses dérives et des créations malheureuses, pour ne pas dire lunaires…

S’il y a bien une franchise dont le merchandising est proprement écrasant, et depuis des décennies, c’est bien celle de Star Wars. La vente de produits dérivés n’était pas exactement une nouveauté avant l’arrivée de la saga Space Opera de George Lucas. Mais ce dernier l’a élevé à un niveau jamais atteint jusque-là.

Pour mémoire, la Fox avait proposé un salaire de 500.000 $ au cinéaste pour réaliser Star Wars. Lucas refusa, et demanda à maintenir son salaire à 150.000 $; le même que ce qu’il avait touché pour American Graffiti. En échange, il exigea de détenir les droits de tout merchandising à venir sur Star wars; et de détenir les droits sur d’éventuelles suites.

Résultat des courses pour George Lucas : entre 1977 et 1978, Star Wars a généré plus de 100 millions de $ rien que pour les jouets. Depuis, les revenus générés par le merchandising se comptent en milliards de dollars. Le premier film de la saga génère à lui seul 3 milliards de dollars par an. Si le réalisateur a bâti un empire technologique avec Lucasfilm, on a aussi rapidement taxé Lucas de marchand de jouets…

Cela dit, le licencing de Star Wars a connu de vraies dérives, pour ne pas dire parfois carrément WTF. Les Italiens en savent quelque chose : dans les années 1990, ils ont eu le privilège de combattre la plaque dentaire et les caries avec un dentifrice Star Wars, promu dans une publicité ahurissante mettant en scène un Luke Skywalker transalpin affrontant un Dark Vador prenant le dessus sur lui. Mais ça, c’était avant que Luke n’utilise enfin le dentifrice / sabre laser ad hoc pour vaincre Vador.

Avant le rachat de Lucasfilm par Disney, l’Europe a été gâtée, si l’on ose dire. Pour la sortie de Star Wars – épisode III : la revanche des Sith, l’Allemagne a eu droit à du papier toilette Star Wars, et des rouleaux essuie-tout.

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En Grande-Bretagne, la compagnie aérienne Virgin Atlantic prenait soin de ses passagers en leur glissant dans la pochette avant de leur fauteuil un sac à vomi frappé de la jaquette du jeu vidéo Star Wars – la revanche des Sith. Non, ce n’est pas une blague. La preuve ici.

En amont de la ressortie en 3D de la Menace fantôme, en 2012, la France a eu droit à son Dark Vador Burger tout noir concocté par Quick. Et bien entendu, histoire de ne pas faire de jaloux, le Jedi Burger…

La menace Jar Jar

On s’en voudrait d’oublier une belle pépite, sortie à l’occasion de Star Wars – Episode I : la menace fantôme, aux Etats-Unis. Vous vous souvenez de la petite séquence du film où Qui-Gon attrapait la langue de Jar Jar Binks ? Des sorciers du marketing ont eu l’idée d’en faire carrément une sucette.

Une création aussi gênante qu’atroce, que même Mark Hamill a relevé.

Il ne faut pas croire que la vente de Lucasfilm par Lucas à Disney a mis fin à ce merchandising lunaire. La maison de Mickey n’a pas eu davantage d’état d’âme. En 2015, les américains ont ainsi pu remplir leurs caddies avec des sacs de pommes Star Wars, la même chose mais avec des oranges.

Pour Star Wars – le réveil de la Force, ils ont pu rajouter dans leur panier… De la laitue, emballée avec la reproduction du petit robot BB-8. Si, si.

Et tant qu’à rester au rayon comestible, vous prendrez bien un fruit en dessert, comme cette banane par exemple ?

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Comme le disait si bien l’équipe de Nanarland, « le pire n’est jamais déçevant »





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