4 juin 2023


Depuis sa création, le Festival de Cannes a primé nombre de chefs-d’œuvre remarquables et remarqués. Savez-vous quel est votre préféré ? Découvrez le classement des cinq meilleurs films ayant obtenu la Palme d’Or selon vous, spectateurs d’Allociné.

Chaque année, le Festival de Cannes récompense le meilleur film de la compétition, auréolé dès lors de la Palme d’Or, LE prix suprême décerné par son Jury officiel. Sur AlloCiné, ce sont vos notes à vous, spectateurs, qui priment pour nous et qui, sur la réputation d’une œuvre font, souvent, la pluie et le beau temps.

A l’occasion de cette 76ème édition cannoise, et avant de découvrir la Palme d’Or 2023, nous avons à partir d’une sélection de films ayant eu plus de 10 000 notes de votre part, cherché à savoir quelle palme est jusqu’ici la plus appréciée selon vos goûts avisés. Voici les cinq films que vous avez plébiscités, du cinquième au premier !

A noter qu’en sixième position, (ça s’est joué de peu !) la magistrale Leçon de piano de Jane Campion (première réalisatrice à recevoir la Palme) se distinguait, avec une note de 4 sur 5. Une œuvre à la fois pudique et sensuelle à la mise en scène poétique, qui a couronné également Holly Hunter du Prix d’interprétation féminine en 1993. Juste avant Jane Campion, nous avons donc.. :

5e- Taxi Driver noté 4,29 sur 5


D.R

Martin Scorsese et Cannes, c’est une grande histoire d’amour qui s’est concrétisée dès Taxi Driver, sacré Palme d’or de l’édition 1976 malgré un accueil a priori réservé du président du Jury Tennessee Williams qui trouvait le film trop violent. Surpris et reconnaissant, le jeune réalisateur encore ignoré d’Hollywood, confiera être devenu plus audacieux suite à cette première consécration soutenue fermement par deux membres du Jury, Sergio Leone et Costa Gavras, d’emblée conquis par le film.

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Un film fiévreux qui suit les déambulations de Travis Bickle, héros blessé par la guerre, abîmé par la solitude et touché par une paranoïa grandissante, au cœur du New York nocturne et glaçant des années 70. Emmenée par un Robert De Niro époustouflant face à une toute jeune Jodie Foster troublante, cette véritable descente aux enfers est nourrie d’une mise en scène impeccable, à la fois sombre et réaliste, sachant en outre par petites touches et plans bien vus, signifier avec brio la progressive schizophrénie de son personnage principal. Un moment de cinéma incontournable.

Revoyez la bande-annonce du film culte de Martin Scorsese

4e- Le Pianiste noté 4,38 sur 5


Studio Canal

En 2002, Roman Polanski présente à Cannes son œuvre la plus personnelle depuis le début de sa carrière. Un film mature qui, s’il fait écho à son histoire familiale, n’est ni une autobiographie, ni une fiction mais l’adaptation d’un témoignage authentique. Celui de l’horreur vécue par un pianiste professionnel au sein du ghetto de Varsovie et de sa rencontre avec l’officier allemand mélomane qui l’a aidé à survivre.

Outre sa prestigieuse Palme d’or, le Pianiste sera multi-récompensé, décrochant notamment la même année, le César et l’Oscar du Meilleur film mais aussi du Meilleur Acteur pour un Adrien Brody bouleversant, croqué avec juste ce qu’il faut de sobriété.

Jeu centré sur le non-verbal magnifié par une bande-son sublime, émotions retenues, mise en scène contenue : ce drame historique honore le devoir de mémoire avec sensibilité et pudeur.

Le Pianiste en images, c’est ici.

3e- Apocalypse now noté 4,39 sur 5


Pathé

Film de tous les excès, Apocalypse now a fait débat au sein du Jury officiel de 1979, allant même jusqu’à pousser sa présidente Françoise Sagan à quitter le festival avant la remise des prix, criant la pression subie et sa détermination à attribuer coûte que coûte la fameuse Palme au Tambour de Volker Schlöndorff.

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Déjà récompensé 5 ans plus tôt, Francis Ford Coppola aurait en outre selon la rumeur, accepté de présenter son film à Cannes à l’unique condition qu’il soit en compétition, osant défier les règles d’alors, avant finalement de se permettre de projeter aux festivaliers une version non définitive, agrémentée de trois fins différentes. La décision est finalement prise de récompenser les deux films ex-aequo. Coûte que coûte.

Si l’oeuvre de Schlöndorff a compté, celle de Coppola a marqué pour toujours l’Histoire du cinéma, de son tournage réputé cauchemardesque à son beau succès en salles (4.537.867 entrées). Centré sur la guerre du Vietnam, le film apocalyptique dénonce la folie du conflit armé, plongeant dans les ténèbres de l’âme perverse d’un héros incarné par un Marlon Brando magistral, entouré des inoubliables Martin Sheen et Robert Duvall. Du grand, très grand spectacle.

2e- Parasite noté 4,47 sur 5


The Jokers / Les Bookmakers

Et une Palme d’or qui fait l’unanimité, une ! Réconciliant presse et public, festival de Cannes et box office, ainsi que membres du jury « fascinés », le thriller social mordant de Bong Joon Ho s’est imposé en 2019 comme la Palme d’or ayant réalisé le plus d’entrées en salles (1,667.353 millions) depuis 15 ans, le Fahrenheit 9/11 de Michael Moore ayant à l’époque quant à lui compté plus de 2 millions d’entrées.

Satire sociale mordante, Parasite impressionne tout simplement : par l’ampleur et la virtuosité de sa mise en scène et son savant mélange de comique et de cruel, entre burlesque et horreur, le tout au service d’une dénonciation efficace des inégalités sociales et de la lutte des classes qui en découle au sein de son pays.

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Digne représentant de la nouvelle-vague coréenne, Bong Joon Ho est en outre le premier cinéaste sud-coréen à recevoir la suprême récompense cannoise, ainsi que l’Oscar du Meilleur Film, jusqu’alors non encore attribué à une œuvre en langue étrangère.

Ici, un extrait du film.

1er- Pulp Fiction noté 4,5 sur 5


Miramax films

Et la Palme des palmes est attribuée à Pulp Fiction, qui selon vos suffrages, est le film le plus méritant récompensé par le festival. Un plébiscite qui n’a pas eu lieu en 1994, lorsque Quentin Tarantino monte sur scène pour récupérer le fameux prix décerné par le Jury de Clint Eastwood. « Quelle daube, put… fais ch… », entend-on crier dans la salle, tandis que le jeune réalisateur déjà provocateur et sa bande envahissent joyeusement la scène. Quentin, fanfaron, se fendra d’un doigt d’honneur plutôt décontracté là encore, en direction de la personne fâchée.

 » Je ne m’attends jamais à recevoir de récompenses dans les festivals car je ne fais pas de cinéma pour rassembler les gens. Mes films à moi divisent… » : aussi brillante que survoltée, sanglante que déjantée, son œuvre réinvente surtout le film de gangsters, incarnés ici par des héros barrés (mythiques John Travolta, Uma Thurman et Samuel L. Jackson) aux dialogues et aux scènes improbables devenues culte, rythmées par une narration non linéaire qui entremêle savamment plusieurs histoires singulières et ultra référencées.

Et on vous a dit ce qu’on pensait de sa bande-son ? Ecoutez plutôt !



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